Laurent Garnier

Laurent Garnier voit le jour à BoulogneBillancourt le 1er février 1966. Enfant de la balle – ses parents sont forains – c’est très jeune qu’il va s’intéresser à la musique. Doté d’une impressionnante collection de vinyles grâce à un ami de son père, il transforme sa chambre en un véritable night club où il fait ses premières gammes qu’il peaufine en animant les soirées familiales.

image-laurent-garnier

Grand fan de Disco, il s’intéresse également aux autres courants musicaux comme le reggae, le funk et le punk et c’est sur des petits magnétophones qu’il enregistre des titres et perfectionne les enchaînements. Mais à l’âge de 16 ans, ses parents lui demandent d’apprendre un « vrai métier » et Laurent abandonne provisoirement ses platines pour intégrer une école hôtelière. Mais il va très vite renouer avec ses premières amours lorsqu’il va traverser la manche pour travailler à l’ambassade de France située à Londres, puis lorsqu’il s’installe à Manchester. Il va y découvrir la scène house anglaise alors en pleine explosion. Il devient DJ du mythique club Hacienda à Manchester où il mixe sous le nom de DJ Pedro.


Il rentre en France pour honorer ses obligations militaires puis file à New York où il va découvrir la scène américaine et le créateur du son House, Frankie Knuckles. De retour en France, il va investir les platines des boîtes parisiennes en vogue, le Palace et le Boy et sera un des premiers à distiller de la techno dans la programmation. Laurent Garnier va très vite devenir la coqueluche des clubbers qui se ruent en masse dans les discothèques où il se produit.  Il anime également de nombreuses raves-party, phénomène nouveau qui se propage dans toute la France et en Europe.

En 1994, il fonde avec Eric Morand, le label F Communication et sort un premier album sous son nom « Shot in the Dark », qui se vend à 70.000 exemplaires dans une vingtaine de pays. C’est à cette époque qu’il reçoit quatre récompenses aux Dance Awards anglais – meilleur DJ, meilleur artiste/producteur, meilleur label et meilleur club (il organise les soirées Wake Up au Rex de Paris). Il reçoit également le titre de meilleur DJ international en 1996 et sort son premier best of, « Laboratoire Mix », une plage unique de 344 minutes. Il inaugure en outre la première Victoire de la Musique du meilleur album français de Dance.

En 1997, Laurent Garnier réalise un album plus introspectif « 30 » en référence à son âge au moment de la conception du disque. S’éloignant un peu de la Dance, cet opus mélange des courants musicaux plus variés tels que le jazz, le rap, le funk ou encore le reggae. Célébré et adulé dans le monde de la techno, sa popularité ne cesse de grandir. Un an plus tard, il remplit l’Olympia où accompagné de 14 danseurs et musiciens, il mixe des disques mais joue également pour la première fois sa propre musique. Fort d’une longue et riche expérience, Laurent Garnier produit en 2000 un album plus abouti que les précédents, « Unreasonable behaviour », au son plus travaillé et varié.

En 2004 sort « My excess luggages », un coffret d’une cinquantaine de titres. Puis l’année suivante, « The Cloud Making Machine », très marqué jazz, est dans les bacs. Entre 2007 et 2008, Laurent Garnier écume les clubs du monde entier et dans la foulée il propose un nouvel opus « Tales of a Kleptomaniac » sur lequel collabore le saxophoniste Philippe Nadeau. Ce disque est à nouveau un brassage des genres (rap, techno, jazz, club). Une fois n’est pas coutume, Laurent Garnier pose sa voix sur l’un des morceaux « Dealing With The Man ».

En vingt ans de carrière, Laurent Garnier s’est imposé comme l’un des artistes les plus populaires. Grâce à une culture musicale hors norme lui permettant de mélanger les genres, il a su démontrer que la techno n’était pas que du « simple bruit » et il a contribué à faire connaître et apprécier ce nouveau genre musical au grand public.